C'est quoi, mon taf artistique ? Taf, c'est le bon mot. A l'envers, ça fait fat, comme "gros qui (se la) pète". Donc, c'est du boulot, mais sans trop forcer. J'entendais Johann Sfar qui disait récemment qu'il ne dessinait pas beaucoup, mais quotidiennement. Moi, c'est pareil.
C'est quoi, mon taf artistique ?
Coua, rester coi, c.
J'aime beaucoup la grammaire analytique de Jean-Pierre Brisset, l'imbécile de service qui pensait avoir découvert, grâce à Dieu, la parole, le langage des animaux. Théo-zoo-anthropo-morphisme français. Les grenouilles parlent français, et elles se demandent : "Quoi?"
J'avais écouté une émission sur France-culture, à propos de Jean-Pierre Brisset, et c'était Claude Piéplu qui récitait.
C'est quoi, mon taf artistique?
J'ai vraiment commencé le dessin, l'art et tout ça quand je suis entré en 6ème au collège. Je dessinais des têtes de femmes coupées et sanguinolentes. Il n'y a pas si longtemps, Stéphane Bourgoin a publié un livre sur les tueurs en série et sur leurs dessins. Il existe des similitudes entre un tueur en série et moi, graphiquement.
C'est quoi, alors, mon taf ? Du dessin ? de la peinture ?
Beaucoup de peintures, au début, et aucune ou presque sur toile, toutes sur du carton, des boîtes en carton dépliées, avec des fentes sur les côtés, comme des boîtes magiques, comme des sexes féminins.
Mon taf artistique, c'est couleur pop, figuration libre, c'est du sable dalien. Ce qui m'a toujours motivé, c'est l'image des femmes nues. La première femme nue que j'ai peint, c'était une chinoise photographiée dans le magazine chrétien "La Vie". A ce propos, j'ai découvert l'art avec : le magazine "La Vie", France-Culture, Le petit Larousse illustré de 1986, puis Beaux-Arts Magazine et Art Press.
Je me souviens : J'étais heureux. J'usais mes pinceaux comme des paires de chaussures et j'avais de la corne sur les doigts. Je peignais environ huit ou dix heures par jour, et je négligeais mon appparence. Je n'allais plus au lycée (je suivais mes cours par correspondance, j'habitais chez mes parents et je n'avais aucun ami).
Je suivais mon cours.
Mon taf artistique, c'est assez proche de la masturbation, en mieux.
J'ai réalisé beaucoup de peintures avec mon sperme. Gouache et sperme, acrylique et sperme. Au fil du temps, leur odeur est devenue assez insupportable, le papier a jauni : des décompositions picturales. J'ai aussi peint avec ma merde et de la peinture glycérophtallique, diluée au white spirit, comme Gasiorowski. Non, sûrement pas comme lui, plutôt comme Chaissac ou Fred Deux, le graveur qui raconte sa vie...
C'est quoi, mon taf artistique ?
Coua, rester coi, c.
J'aime beaucoup la grammaire analytique de Jean-Pierre Brisset, l'imbécile de service qui pensait avoir découvert, grâce à Dieu, la parole, le langage des animaux. Théo-zoo-anthropo-morphisme français. Les grenouilles parlent français, et elles se demandent : "Quoi?"
J'avais écouté une émission sur France-culture, à propos de Jean-Pierre Brisset, et c'était Claude Piéplu qui récitait.
C'est quoi, mon taf artistique?
J'ai vraiment commencé le dessin, l'art et tout ça quand je suis entré en 6ème au collège. Je dessinais des têtes de femmes coupées et sanguinolentes. Il n'y a pas si longtemps, Stéphane Bourgoin a publié un livre sur les tueurs en série et sur leurs dessins. Il existe des similitudes entre un tueur en série et moi, graphiquement.
C'est quoi, alors, mon taf ? Du dessin ? de la peinture ?
Beaucoup de peintures, au début, et aucune ou presque sur toile, toutes sur du carton, des boîtes en carton dépliées, avec des fentes sur les côtés, comme des boîtes magiques, comme des sexes féminins.
Mon taf artistique, c'est couleur pop, figuration libre, c'est du sable dalien. Ce qui m'a toujours motivé, c'est l'image des femmes nues. La première femme nue que j'ai peint, c'était une chinoise photographiée dans le magazine chrétien "La Vie". A ce propos, j'ai découvert l'art avec : le magazine "La Vie", France-Culture, Le petit Larousse illustré de 1986, puis Beaux-Arts Magazine et Art Press.
Je me souviens : J'étais heureux. J'usais mes pinceaux comme des paires de chaussures et j'avais de la corne sur les doigts. Je peignais environ huit ou dix heures par jour, et je négligeais mon appparence. Je n'allais plus au lycée (je suivais mes cours par correspondance, j'habitais chez mes parents et je n'avais aucun ami).
Je suivais mon cours.
Mon taf artistique, c'est assez proche de la masturbation, en mieux.
J'ai réalisé beaucoup de peintures avec mon sperme. Gouache et sperme, acrylique et sperme. Au fil du temps, leur odeur est devenue assez insupportable, le papier a jauni : des décompositions picturales. J'ai aussi peint avec ma merde et de la peinture glycérophtallique, diluée au white spirit, comme Gasiorowski. Non, sûrement pas comme lui, plutôt comme Chaissac ou Fred Deux, le graveur qui raconte sa vie...